1000 volontaires du commerce : où sont passé les agents déployés sur le terrain à la veille de la Tabaski ? Une question qui metote des éclaircissements

Dès son installation à la tête du ministère du Commerce, Sérigne Guèye Diop avait annoncé le recrutement de milliers de volontaires du commerce afin de renforcer le contrôle des prix et veiller au respect de la réglementation commerciale sur l’ensemble du territoire national.

Ce programme avait été présenté comme une réponse à la hausse du coût de la vie et aux nombreuses plaintes des consommateurs concernant les variations de prix sur certains produits de première nécessité. Les volontaires avaient ainsi pour mission d’accompagner les services du commerce intérieur dans la surveillance des marchés, boutiques et points de vente, mais aussi de lutter contre certaines pratiques frauduleuses liées à la vente des denrées alimentaires et des aliments de bétail.

L’objectif affiché par les autorités était également de rapprocher l’administration des populations à travers une présence accrue sur le terrain, notamment dans les quartiers, communes et zones rurales. Ces volontaires devaient participer à la sensibilisation des commerçants sur l’affichage des prix, le respect des tarifs homologués ainsi que la protection des consommateurs.

Dans plusieurs localités du pays, notamment à Kaolack, certains volontaires avaient effectivement commencé à effectuer des descentes dans les marchés durant les premières semaines suivant leur formation. Leur présence avait été remarquée dans certains points de vente et marchés hebdomadaires où ils procédaient à des opérations de contrôle et de sensibilisation.

Cependant, depuis plusieurs mois, de nombreux citoyens affirment ne plus constater leur présence sur le terrain. Une situation qui suscite aujourd’hui plusieurs interrogations au sein de l’opinion publique, surtout à l’approche de la Tabaski, période souvent marquée par une forte consommation des ménages et des risques de hausse des prix sur plusieurs produits de première nécessité.

Les volontaires poursuivent-ils toujours leurs missions ? Leurs contrats sont-ils encore en vigueur ? Des évaluations ont-elles été faites depuis leur déploiement ? Quels résultats ont été obtenus dans la lutte contre les pratiques commerciales abusives ? Autant de questions qui méritent des réponses claires afin d’éclairer l’opinion.

Dans un contexte où certains consommateurs craignent une flambée des prix à la veille de la Tabaski, plusieurs observateurs estiment que la visibilité des volontaires sur le terrain demeure essentielle pour renforcer les contrôles et dissuader les commerçants indélicats.

Il ne s’agit pas de remettre en cause l’ensemble des volontaires, dont certains ont pu accomplir correctement leur mission, mais plutôt d’appeler à davantage de suivi, de transparence et de communication autour d’un programme financé par l’État et présenté comme un outil de protection du pouvoir d’achat des Sénégalais.

À la veille de la Tabaski, les autorités compétentes sont ainsi interpellées sur la nécessité de faire le point sur la situation réelle des volontaires du commerce, leurs conditions de travail, leur niveau d’activité ainsi que leur utilité actuelle dans le dispositif de contrôle des marchés.

Mamadou Camara, journaliste – Kaolack

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