Le syndicat des agents de l’administration du Commerce dénonce un « management chaotique », un manque de considération envers les agents et le non-respect des engagements pris par le ministère
Le climat social se tend au ministère de l’Industrie et du Commerce. Le Syndicat national des agents de l’administration du commerce (SYNACOM) a officiellement annoncé une grève de 48 heures renouvelables prévue les lundi 18 et mardi 19 mai 2026.
Dans un avis de grève rendu public, le syndicat dresse un réquisitoire sévère contre le ministre Serigne Gueye Diop, accusé de mauvaise gouvernance et d’absence de réponses face aux difficultés rencontrées par les agents du département.
Le SYNACOM évoque notamment un « manque total de considération et de reconnaissance » envers les travailleurs ainsi qu’une « incapacité à apporter des réponses adéquates aux dysfonctionnements » observés depuis la prise de fonction du ministre.
Selon le syndicat, malgré plusieurs alertes et un préavis déjà déposé, les difficultés persistent aussi bien sur le plan stratégique qu’opérationnel, notamment dans la gestion administrative des courriers et des dossiers du département.
Les responsables syndicaux affirment pourtant avoir privilégié le dialogue en participant aux travaux relatifs aux textes sur les frais perçus dans le cadre de la facilitation du commerce. Mais ils regrettent que les engagements pris par le ministère ne soient toujours pas respectés.
Le point de blocage principal concerne le projet d’arrêté sur les droits perçus sur les documents délivrés par l’Administration du Commerce. Le SYNACOM accuse le ministre de ne pas avoir respecté sa promesse de valider rapidement les conclusions du comité ad hoc chargé de finaliser le texte.
Le syndicat estime que cette réforme représente une avancée importante pour les agents et pour l’État, à travers une meilleure équité salariale, la modernisation de l’administration du Commerce, l’amélioration du contrôle économique et un renforcement de la transparence dans les procédures d’importation et d’exportation.
Face à cette situation, le SYNACOM appelle également le président de la République et le Premier ministre à intervenir afin de trouver une solution définitive à la crise. Le syndicat rappelle que l’application de la loi n°2021-25 aurait déjà fait l’objet d’instructions en Conseil des ministres restées, selon lui, sans effet jusqu’ici.
Mamadou Camara, journaliste
Kaolack
