Né à Léona Niassène en 1965, Cheikh Mouhamadoul Abdoul Ahad s’est imposé au fil des décennies comme l’une des figures marquantes de la Fayda tidiane en Afrique de l’Ouest, perpétuant l’héritage spirituel de son illustre père, Baye Niass.
Fils de Cheikh Ibrahima Niass et de Seyda Fatou Diop, affectueusement appelée « Fat Diop », Cheikh Mouhamadoul Abdoul Ahad a très tôt été initié à l’apprentissage du Coran. Dès son jeune âge, il entreprend ses études coraniques à Médina avant de rejoindre Keur Maba Diakhou, où il mémorise intégralement le Saint Coran.
Son parcours est marqué par une détermination exceptionnelle. Animé d’une profonde soif de savoir, il se rend lui-même à Keur Maba Diakhou à pied afin de poursuivre sa formation religieuse. À son retour à Kaolack, Seydi Aliou, suivant les recommandations de Maolana Cheikh Ibrahima Niass, l’initie aux sciences islamiques à travers l’enseignement du célèbre ouvrage de jurisprudence musulmane « Al Akhdari ».
La quête du savoir conduit ensuite le jeune érudit auprès de plusieurs maîtres reconnus, notamment Cheikh Bachir Thiam et Oustaze Baye Wade. Soucieux d’approfondir davantage ses connaissances doctrinales, il poursuit sa formation en Mauritanie, haut lieu du savoir islamique en Afrique de l’Ouest.
En 1992, il achève une étape importante de son parcours académique auprès de son frère aîné Baba Lamine, alors consul du Sénégal en Arabie saoudite. Cette période marque le début d’un engagement plus poussé dans la recherche spirituelle et la quête de la connaissance intérieure.
Quatre ans plus tard, en 1996, Cheikh Mouhamadoul Abdoul Ahad effectue son premier voyage au Nigeria. Ce pays devient progressivement son principal champ d’action religieuse, où il réside et consacre l’essentiel de son temps à la diffusion des enseignements de l’islam et de la Fayda tidiane.
Au-delà de son rôle spirituel, il se distingue également par un engagement social soutenu. À travers sa fondation, il œuvre en faveur des orphelins, des personnes démunies et des couches les plus vulnérables de la société, faisant de la solidarité un pilier central de son action.
Aujourd’hui, de nombreux fidèles voient en Cheikh Mouhamadoul Abdoul Ahad l’un des dignes continuateurs de l’œuvre de Baye Niass au Nigeria et dans plusieurs pays africains. Son parcours, alliant savoir religieux, engagement spirituel et action sociale, témoigne d’une volonté constante de servir l’islam et les communautés qui lui sont attachées.
Mamadou Camara – Journaliste
Camou Communication
Kaolack
