L’ancien directeur général de l’ONAS dénonce des pressions et une ingérence dans la gestion des marchés publics.
Relaxé par le tribunal correctionnel de Dakar dans l’affaire de diffamation qui l’opposait aux sociétés Vicas et Delta, Cheikh Dieng est sorti de son silence. L’ancien directeur général de l’Office national de l’assainissement du Sénégal (ONAS) estime que cette décision judiciaire conforte sa position et justifie les alertes qu’il avait formulées lorsqu’il était à la tête de l’institution.
Dans une sortie médiatique, Cheikh Dieng accuse le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Cheikh Tidiane Dièye, d’avoir outrepassé ses prérogatives en intervenant directement dans la gestion de certains marchés publics. Il affirme avoir transmis à la justice des courriers et échanges administratifs démontrant, selon lui, des tentatives de réattribution de contrats à des entreprises du secteur de l’assainissement.
L’ancien patron de l’ONAS soutient avoir refusé de valider ces procédures, invoquant le respect des règles de passation des marchés et des principes de bonne gouvernance. Ce refus aurait, selon lui, contribué à son limogeage.
Cheikh Dieng critique également l’attitude du ministère durant cette période, estimant que certaines prises de position officielles ont favorisé des intérêts privés au détriment de l’administration. Pour lui, les événements qui ont conduit à son départ traduisent un profond désaccord sur la manière de gérer les dossiers stratégiques de l’assainissement.
Ces déclarations remettent sur la table la question de la transparence dans l’attribution des marchés publics et pourraient raviver le débat autour de la gouvernance des structures publiques chargées de l’assainissement au Sénégal.
