L’arrivée d’Ousmane Ibrahima Dia à la tête du CORED suscite de nombreux espoirs au sein de la profession. Son mandat devrait être marqué par des réformes fortes afin de restaurer davantage la crédibilité de la presse sénégalaise.
Parmi les priorités figurent l’accélération de la distribution des cartes nationales de presse et un contrôle rigoureux de leur attribution. La publication régulière de la liste des journalistes diplômés et des professionnels remplissant les critères légaux renforcerait également la transparence.
Le CORED devra faire preuve d’une vigilance accrue face aux employeurs qui exploitent des journalistes, notamment dans les régions. Certains délivrent de simples attestations de travail alors que leurs employés évoluent dans une précarité administrative et sociale, sans contrat conforme ni avantages professionnels. Cette situation profite davantage aux patrons qu’aux journalistes.
Pour une presse crédible, le CORED doit aussi oser sanctionner les dérives éthiques et déontologiques, sans complaisance.
Une collaboration étroite avec les autorités administratives et les forces de sécurité est également indispensable afin de lutter contre l’exercice illégal du métier.
Enfin, aucune personne ne devrait être autorisée à couvrir des cérémonies officielles sans être titulaire de la carte nationale de presse. La lutte contre l’usurpation de titre et de fonction doit devenir une priorité pour assainir durablement le secteur des médias.
Mamadou Camara
Journaliste
Camou Communication
Kaolack
