Magal de Touba : une proposition de loi pour rendre férié le Lundi suivant lorsque le Magal tombe un dimanche

Dakar — La polémique née des absences enregistrées au lendemain du Magal de Touba pourrait-elle déboucher sur une évolution de la législation ? Une proposition de loi vient d’être introduite à l’Assemblée nationale pour faire du lundi suivant le Magal, lorsqu’il est célébré un dimanche, un jour férié, chômé et payé.

La députée Marème Mbacké a annoncé avoir déposé cette proposition ce lundi, à l’occasion de l’ouverture de la première session extraordinaire de l’année 2026.

Cette initiative intervient dans un contexte marqué récemment par les discussions autour des demandes d’explication que le ministre de la Fonction publique envisageait d’adresser aux agents absents au lendemain du Magal. Le débat avait suscité de nombreuses réactions dans l’opinion.

Sécurité, mobilité et organisation du pays au cœur de la proposition

Dans l’exposé des motifs, la parlementaire rappelle l’importance exceptionnelle du Magal de Touba, qui rassemble chaque année plusieurs millions de fidèles venus de différentes régions du Sénégal et de la diaspora.

Cette mobilisation entraîne d’importants déplacements de personnes et de véhicules à travers le pays. Lorsque le Magal tombe un dimanche, le retour massif des pèlerins coïncide avec les déplacements habituels de fin de week-end et la reprise des activités professionnelles et scolaires dès le lundi.

Selon la députée, cette situation peut provoquer une forte congestion des principaux axes routiers, accroître les risques d’accidents, retarder le retour des populations et perturber le fonctionnement des administrations, des écoles et des entreprises.

La problématique serait d’autant plus sensible en période d’hivernage, où les conditions de circulation peuvent déjà être difficiles.

« Un impératif d’intérêt général »

Pour Marème Mbacké, l’instauration d’un jour férié lorsque le Magal est célébré un dimanche permettrait de mieux gérer les flux de retour et de renforcer la sécurité des pèlerins.

L’objectif affiché est également de faciliter la mobilité des citoyens et de permettre aux différentes structures du pays de mieux anticiper cette période particulière.

La proposition de loi vise ainsi à institutionnaliser une mesure qui, selon son initiatrice, répondrait à un impératif d’intérêt général, en tenant compte de la dimension exceptionnelle du Magal et de ses conséquences sur la mobilité nationale.

Reste désormais à savoir quelle suite sera réservée à cette initiative parlementaire et si elle parviendra à obtenir l’adhésion nécessaire au sein de l’Assemblée nationale.

Source : Seneweb

Mamadou Camara – Journaliste

Camou Communication – Kaolack

 

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