Accord avec FMI : le PASTEF réclame la transparence et alerte sur le poids de la dette

Dakar, 4 septembre 2026 — Le PASTEF appelle à une totale transparence autour de l’accord technique de principe conclu entre le Sénégal et le Fonds monétaire international (FMI), portant sur un financement de 2,2 milliards de dollars, soit environ 1 243 milliards de francs CFA, sur une période de 36 mois.

Lors d’une conférence de presse tenue jeudi à son siège de la VDN, le parti dirigé par Ousmane Sonko a articulé sa position autour de trois priorités : la transparence sur la situation financière du pays, la reddition des comptes et la protection des ménages sénégalais.

Sur la situation financière, le PASTEF demande que toute la lumière soit faite sur l’endettement accumulé sous l’ancienne administration, notamment sur la dette qualifiée de « cachée ». Le parti estime que les responsabilités doivent être clairement établies et que les Sénégalais doivent être informés de la situation réelle des finances publiques.

Les ménages comme « ligne rouge »

Le PASTEF met également en garde contre toute politique susceptible de faire supporter aux ménages le coût de l’ajustement budgétaire. Le parti considère notamment comme une « ligne rouge » toute nouvelle hausse de la pression fiscale ou toute réduction des dépenses sociales qui affecterait directement le pouvoir d’achat des populations.

Le parti réclame par ailleurs des explications détaillées sur les conséquences concrètes du nouvel accord avec le FMI, notamment sur les engagements pris par l’État et leur impact sur les finances publiques.

Dans cette perspective, le PASTEF invite l’Assemblée nationale à exercer pleinement sa mission de contrôle de l’action gouvernementale et à veiller à ce que les conditions et implications du financement soient portées à la connaissance du public.

Une mise en garde sur la gestion de la dette

Les responsables du parti ont enfin établi un parallèle avec les positions défendues antérieurement par Ousmane Sonko lorsqu’il était Premier ministre. Ils estiment que le président Bassirou Diomaye Faye aurait finalement accepté un mécanisme que leur leader avait précédemment refusé.

Au-delà de cette comparaison politique, le PASTEF affirme vouloir rester vigilant sur le « mode opératoire » entourant cet accord et insiste sur la nécessité d’une gestion transparente de la dette et des ressources publiques.

Le débat sur le financement du Sénégal par le FMI intervient ainsi dans un contexte où la soutenabilité de la dette, la maîtrise des dépenses publiques et la protection du pouvoir d’achat constituent des enjeux majeurs pour l’avenir économique du pays.

Mamadou Camara-Journaliste

Camou Communication

Kaolack

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