Depuis 2021, le mouvement Kaolack Sunu Yitte mobilise compétences et solidarités pour répondre aux défis socio-économiques de la capitale du Saloum
Fondé en septembre 2021, le mouvement KAOLACK SUNU YITTE (KASY) est né de la volonté commune de fils et filles de Kaolack engagés pour un changement réel des conditions de vie dans leur ville.
Capitale de la région naturelle du Saloum, Kaolack a longtemps été une ville économiquement prospère, socialement enviable et culturellement riche. Dans les années 1970 et 1980, elle occupait le rang de deuxième ville du Sénégal après Dakar, avec un marché considéré comme l’un des plus importants de l’Afrique subsaharienne.
Cependant, au fil des décennies, la ville a progressivement perdu de son rayonnement, laissant place à de nombreuses difficultés : pauvreté croissante, dégradation de l’environnement, manque d’emplois et insuffisance d’infrastructures de loisirs. Cette situation a poussé de nombreux Kaolackois à quitter leur terroir à la recherche de meilleures opportunités.
C’est dans ce contexte que KASY s’est constitué comme un mouvement citoyen indépendant de toute appartenance politique, idéologique ou religieuse, avec pour mission principale d’œuvrer à l’amélioration durable des conditions de vie à Kaolack.
Porté par le slogan « Ensemble pour un Kaolack émergent », le mouvement ambitionne de mobiliser les fils et filles de la ville, d’ici et de la diaspora, autour d’actions concrètes fondées sur la solidarité, la transparence et l’inclusion.
Les objectifs de KASY s’articulent autour de plusieurs axes majeurs : le développement local, la promotion de la solidarité, l’appui aux élus, le renforcement de la conscience citoyenne et la création de richesses. À travers ces orientations, le mouvement entend contribuer au développement social, économique, culturel et environnemental de Kaolack, tout en favorisant une participation active des citoyens à la gestion des affaires locales.
Dans cette dynamique, KASY a déjà mené plusieurs initiatives significatives. Parmi celles-ci figurent l’organisation de campagnes de reboisement, le soutien aux daaras, écoles et pouponnières, ainsi que la mise en place du GIE « Braves Dames de KASY », spécialisé dans la transformation de produits locaux.
Le mouvement a également lancé un fonds de crédit rotatif d’un montant de 21 millions de FCFA destiné à financer les activités génératrices de revenus des femmes, renforçant ainsi leur autonomie économique.
Depuis quatre ans, ces acteurs engagés ont multiplié les actions citoyennes, notamment dans le domaine du reboisement et du financement communautaire à travers le système de revolving. Leur expérience couvre plusieurs problématiques transversales liées au développement socio-économique.
Dans un contexte marqué par de profondes mutations, les membres de KASY n’ont pas encore affiché d’ambitions politiques pour la gestion des affaires locales. Toutefois, une partie de l’opinion appelle à leur implication accrue dans le développement de la ville.
Regroupant des cadres et des compétences diverses, le mouvement apparaît aujourd’hui comme une force citoyenne crédible. Après avoir longuement observé les défis freinant le décollage socio-économique de Kaolack, ses membres pourraient, selon certains observateurs, jouer un rôle déterminant dans la dynamique d’émergence du territoire.
Mamadou Camara, journaliste- Communicant
Kaolack
