À quelques jours de la Tabaski, la psychose des vols de bétail gagne plusieurs communes du département
Sidy Ndiaye, habitant du village de Thiakhalar, dans la commune de Khelcom Biram, a été victime d’une violente agression dans la nuit de samedi à dimanche, aux environs de 3 heures du matin.
Selon les informations recueillies, quatre individus non encore identifiés, soupçonnés d’être des voleurs de bétail, ont fait irruption dans une maison où étaient gardés des moutons. La victime, connue comme « tefanké » et habituée à vendre des moutons au foirail de Kaolack ainsi que dans les marchés hebdomadaires de Ndiaffate et des localités environnantes, aurait entendu des bruits suspects à l’intérieur de son domicile alors que toute la famille dormait profondément.
En tentant de poursuivre les assaillants, Sidy Ndiaye a été attaqué à coups de coupe-coupe par l’un des malfaiteurs qui se cachait dans un coin de la concession familiale. Grièvement blessé à la tête, il a été évacué au Centre hospitalier régional El Hadji Ibrahima Niass de Kaolack où il reçoit actuellement des soins. Selon des proches, son état de santé est désormais stable et ses jours ne seraient pas en danger.
Cette nouvelle attaque ravive les inquiétudes des populations face à la recrudescence des vols de bétail et des agressions armées dans plusieurs localités du département de Kaolack, notamment dans les communes de Dya, Sibassor, Khelcom Biram ainsi que dans l’arrondissement de Ngothie.
À quelques jours de la célébration de la Tabaski, de nombreux habitants disent vivre dans la peur. Des individus armés d’armes blanches s’introduiraient régulièrement dans certaines concessions pour cibler des moutons et des chèvres destinés à la fête. Plusieurs habitants affirment ne plus dormir tranquillement à cause de ces attaques nocturnes devenues récurrentes.
Face à cette situation préoccupante, les populations interpellent les forces de défense et de sécurité, les maires des communes concernées ainsi que les autorités administratives afin de renforcer la surveillance et la sécurité dans les zones touchées.
Mamadou Camara – Journaliste à Kaolack
